Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu, tel que nous le concevions

 

Nous étions tout à fait prêts à ce que Dieu élimine tous ces défauts de caractères

 

Nous Lui avons humblement demandé de faire disparaître nos déficiences

 

Nous avons poursuivi notre inventaire personnel et promptement admis nos torts dès que nous nous en sommes aperçus

 

Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous le concevions, Lui demandant seulement de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l’exécuter
  • Le lâcher prise n’est pas évident ➞ orgueil
  • L’orgueil, c’est de penser que nous pouvons tout contrôler
    • Sensation de toute puissance
    • Les autres ne comprennent pas
    • Sensation d’avoir toujours raison
  • Habitude de tenir les autres responsables
    • Sensation de pouvoir changer les autres, les plier à notre volonté
      • Persuader
      • Récompenser
      • Menacer
    • Sentiment de devoir changer les autres
      • État de frustration permanente
      • Comportements excessifs ➞ bourreau ou victime
  • Réaliser l’illogisme de notre façon de voir
    • Suppose un appel constant à la logique
    • Nécessite un effort soutenu
    • Dualité : Logique / Sentiments
  • La 10ième Étape permet de faire ce constat logique
  • La 10ième Étape ne suppose pas la réparation des torts (amende honorable)
  • La 10ième Étape débouche sur la 11ième Étape
    • Prière et méditation ➞ Établir un contact conscient avec Dieu
    • Chercher à connaître Sa volonté dans le but de l’exécuter
    • La volonté de Dieu à notre égard, c’est que nous soyons libres, heureux, joyeux et utiles
    • La recherche vise à connaître la spécificité de cette volonté
  • LE LÂCHER PRISE C’EST NE PAS S’ACCROCHER À NOS DÉFAUTS
  • Laisser Dieu agir
    • La tentation des autres méthodes
      • Scientifiques : thérapie, psychanalyse, etc…
      • Charlatanisme, spiritisme, etc…
      • Distraction : sport, travail, etc…
    • Ces méthodes peuvent même déboucher sur une nouvelle dépendance
    • Les 6ième et 7ième Étapes recommandent de laisser Dieu agir
    • Notre seule contribution consiste à s’imprégner de Dieu
      • Par le meeting AA
      • Par la prière et la méditation
      • Par la bonne action (pratiquer le contraire de nos défauts – Jacques T.)
      • Accueil du nouveau – Aider le membre en difficulté

[…] Sommes nous prêts maintenant à laisser Dieu nous enlever toutes les choses que nous avions reconnues comme répréhensibles en nous? Peut-Il maintenant les prendre toutes et chacune. Si nous nous accrochons encore à quelque chose dont nous ne voulons pas nous départir, nous demandons à Dieu de nous aider à y renoncer.
Quand nous somme prêts, nous Lui disons quelque chose qui ressemble à ceci: « Mon Créateur, je suis maintenant disposé à ce que Vous preniez tout ce que je suis, bon ou mauvais. Je Vous demande d’ôter de moi chacun des défauts qui m’empêche de Vous être utile, à Vous et à mes semblables. Accordez-moi la force de faire Votre volonté à partir de maintenant. Ainsi soit-il. » Nous venons de faire la Septième Étape.

Les Alcooliques Anonymes, pp. 85 – 86

Si nous sommes sérieux et appliqués dans les efforts que demande cette phase de notre évolution, nous serons étonnés des résultats, même après n’avoir parcouru que la moitié du chemin.

  1. Nous connaîtrons une nouvelle liberté et un nouveau bonheur.
  2. Nous ne regretterons pas plus le passé que nous ne voudrons l’oublier.
  3. Nous comprendrons le sens du mot sérénité et nous connaîtrons la paix.
  4. Si profonde qu’ait été notre déchéance, nous verrons comment notre expérience peut profiter aux autres.
  5. Nous perdrons le sentiment d’être inutiles et cesserons de nous apitoyer sur notre sort.
  6. Mettant nos propres intérêts de côté, nous nous intéresserons davantage à nos semblables.
  7. Nous ne serons plus tournés exclusivement vers nous-mêmes.
  8. Désormais nous envisagerons la vie d’une façon différente.
  9. La crainte des gens et [la crainte] de l’insécurité financière [disparaîtront].
  10. Notre intuition nous dictera notre conduite dans des situations qui, auparavant, nous déroutaient
  11. Soudain, nous constaterons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions pas faire pour nous-mêmes.

Les Alcooliques Anonymes, pp. 94-95

Nous sommes entré dans le monde de l’Esprit. Notre prochaine tâche est de grandir en compréhension et en efficacité. Cela ne se fait pas en un jour, mais doit durer toute la vie. Nous devons toujours être vigilant pour éviter l’égoïsme, la malhonnêteté, le ressentiment et la peur. Lorsque ces tendances veulent se manifester, nous demandons à Dieu de nous en délivrer tout de suite. […] L’amour et la tolérance envers les autres, voilà notre code.

Les Alcooliques Anonymes, p. 95

Voilà le pourquoi et le comment de notre méthode. D’abord, nous avons dû cesser de jouer à Dieu, car cela ne donnait rien. Ensuite nous avons décidé que dorénavant Dieu serait le metteur en scène de la pièce qu’est notre vie. Il est le directeur et nous sommes ses agents. Ce concept, simple comme la plupart des bonnes idées, a été la clé de voûte de l’arche nouvelle et triomphante qui s’ouvrait sur notre liberté.

Les Alcooliques Anonymes, p. 70

[…] nous devons comprendre […] que nous sommes absolument incapables d’agir sur nos défauts de caractères ou sur nos déficiences […] La transformation souhaitée viendra de Dieu. […]
[…]
Dans notre inventaire, il est vrai, nous avons admis des déficiences, des défauts de caractères; mais gardons-nous de croire «que nous ne sommes que cela». Nous ne sommes pas qu’orgueil, colère, jalousie, médisance et calomnie; nous sommes aussi capable de vérité, de douceur, de tendresse, de dévouement, de compréhension et d’accueil. En d’autres mots, nous possédons toujours un minimum du contraire d’une qualité ou du contraire d’un défaut. […]
Nul ne peut «travailler» un défaut, une déficience […], pas plus qu’on peut «travailler» un incendie; il faut aller chercher son contraire: de l’eau. Il est inutile de fournir des efforts sur la faim elle-même; mieux vaut se concentrer à trouver «ce qui manque à cette faim»: de la nourriture […].
[…]
Pour devenir meilleur, il est vain de se tourner vers le mauvais en soi. Beaucoup plus efficace est de vivre le meilleur de soi, en laissant à Dieu le soin du mauvais: «Délivre-nous du mal… pendant que nous nous efforçons à faire le bien dont nous sommes capables».
[…]
Consentir à changer, souhaiter changer, c’est bien. Vouloir changer à tout prix est une entrave à notre avancement. […]

Jacques T. De l’alcoolisme à la paix et à la sérénité, pp. 229 à 237 (extraits)