Nous avons réparé nos torts directement envers ces personnes dans la mesure du possible sauf lorsqu’en ce faisant nous pouvions leur nuire ou nuire à d’autres

 

Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous le concevions, lui demandant seulement de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l’exécuter
    • Manquer de discernement
      • Un trait de caractère qu’on retrouve souvent chez l’alcoolique
    • Comportement impulsif et non réfléchi
      • Ce trait de caractère peut être inné et même être une des causes de l’alcoolisme
        • Inconscient ➞ malaise profond
        • Conscient ➞ culpabilité
        • Inconscient ou pas ➞ exclusion
      • Ce trait de caractère peut avoir été induit par notre alcoolisme
        • Boire contre raison
        • La tendance à ne toujours faire qu’à sa tête
        • La fausse justification (rationalisation)
        • Les autres ne comptent pas
      • La culpabilité peut induire ou accentuer ce comportement
      • Malaise profond dont on veut se libérer
      • L’ego nous pousse à chercher notre libération au détriment des autres
    • L’intoxication spirituelle peut aussi induire ou accentuer ce comportement
      • Être parfait rapidement
      • Dicter la volonté de Dieu…
      • … et la dicter même à Dieu
    • Dans tous les cas, il s’agit d’un manque de réflexion et d’analyse
      • Voir Titre 1 : Réflexion ➞ Action
      • Le parrainage et le partage sont des occasions de réflexion
      • Les “vieux membres” donnent généralement de bons conseils
      • Avertissements de la 9ième étape
        • Dans la mesure du possible
        • Impossibilité absolue
        • Ce n’est pas possible si ça nous fait plus de mal que de bien
        • Sauf lorsque ce faisant
          • Faire du mal directement à la personne visée
          • Faire du mal à d’autres personnes
          • Faire du mal indirectement
        • Développer un automatisme
          • Examen quotidien de la 10ième Étape
          • La prière
            • Contact conscient ➞ état d’esprit propice
            • BUT ➞ connaître Sa volonté
          • La méditation
            • Accompagne la prière
            • Méditation comme moyen de réflexion
            • BUT ➞ connaître Sa volonté
          • ACTION ➞ nous donner la force de l’exécuter

[…] Des ennuis surviennent chaque fois qu’une personne fait porter déraisonnablement le poids de ses instincts sur les autres. Si, à la poursuite de la richesse, on écrase sur son chemin les gens qui s’y trouvent, on ne manquera pas de provoquer colère jalousie et vengeance. Les mêmes résultats seront obtenus si l’instinct sexuel est déchaîné. À force de réclamer des autres une trop large part d’attention, de protection et d’affection, on ne peut que provoquer, chez les protecteurs eux-mêmes, la domination et la répulsion – deux sentiments tout aussi malsains que les pressions qui les font naître. Lorsqu’une personne ne peut plus maîtriser sa soif de prestige […] les autres en souffrent et souvent se révoltent. l’affrontement de ces instincts peut conduire à toutes les réactions, depuis un accueil glacial jusqu’à une révolution ouverte. Dans toutes ces situations, nous sommes en conflit, non seulement avec nous-mêmes, mais avec d’autres personnes qui ont aussi leurs instincts.

Les 12 Étapes et les 12 Traditions, pp. 51-52

L’examen de conscience, la prière et la méditation sont directement reliés entre eux. Individuellement, ces pratiques peuvent procurer beaucoup de soulagement et de profit, mais quand elles sont logiquement reliées et conjuguées, elles forment une assise inébranlable pour toute notre vie.

Les 12 Étapes et les 12 Traditions, p. 109

Si, une fois chez les AA, nous progressons toujours, il se produira peu à peu un profond changement dans nos attitudes et dans nos démarches vers la sécurité, tant émotive que financière. La sécurité émotive que nous exigions nous a toujours conduits, en raison même de nos exigences, à des relations impraticables avec les autres. Il se peut qu’à l’occasion, nous n’en ayons pas été conscients, mais le résultat était toujours le même. Ou bien nous tentions de nous substituer à Dieu et de dominer les gens de notre entourage, ou bien nous nous entêtions à compter sur eux sans limite. Si les gens nous laissaient pour quelque temps conduire leur vie comme s’ils étaient encore des enfants, nous y trouvions nous-mêmes beaucoup d’agrément et de sécurité. Mais, lorsqu’en fin de compte, ils nous résistaient ou nous échappaient, nous en ressentions une peine et une déception très amères. Nous leurs faisions des reproches, sans pouvoir comprendre que tout dépendait de nos exigences déraisonnables.
Si, à l’inverse, nous avons exigé, comme de vrais bébés, qu’on nous protège et qu’on prenne soins de nous, ou que la société nous fasse vivre, les résultats ont été tout aussi désolants. Cette attitude amenait souvent les gens qui nous aimaient le plus à nous mettre un peu à l’écart ou peut-être à nous abandonner totalement. Cette désillusion était dure. Nous ne pouvions imaginer que les gens nous traitent de cette façon. Nous ne comprenions pas que, si en âge, nous étions des adultes, nous gardions encore un comportement enfantin et nous cherchions la protection de nos parents auprès de tout le monde: nos amis, notre femme ou notre mari, le monde entier. Nous avions refusé la très dure leçon qui nous rappelle qu’on ne gagne rien à vouloir trop compter sur les autres, car tous ont des faiblesses, et même les plus forts nous laisseront parfois tomber, surtout si nous réclamons une attention excessive.
Notre progrès spirituel nous a permis de perdre ces illusions. Il est devenu évident que pour en arriver un jour à la sécurité émotive au milieu des adultes, il nous faudrait apprendre à faire des concessions; il nous faudrait apprendre à vivre en société et à fraterniser avec notre entourage. Nous avons constaté qu’il faudrait qu’il faudrait donner sans cesse de nous-mêmes sans rien exiger en retour. À force de suivre cette ligne de conduite, nous avons peu à peu remarqué que les gens se rapprochaient de nous plus que jamais. […]
[…] avons découvert que Dieu lui-même était la plus grande source de stabilité émotive. Nous avons compris qu’il était salutaire de s’en remettre à Sa justice, à Son pardon et à Son amour sans limite; ce recours serait toujours efficace quand tous les autres auraient échoué. Si nous comptions vraiment sur Dieu, il n’était plus guère possible de jouer le rôle de Dieu envers notre prochain. et il n’y aurait plus cette irrésistible tendance à compter entièrement sur la protection et l’attention humaines. Voilà les nouvelles attitudes qui ont valu à plusieurs d’entre nous une force et une paix intérieures que ne pouvaient ébranler sérieusement ni les déficiences des autres ni aucune difficulté hors de notre contrôle.

Les 12 Étapes et les 12 Traditions, pp. 129-130